Rues dont le nom commence par "J"

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La place Junot

Né le 23 octobre 1771, Andoche Junot, duc d’Abrantès, général de division, et colonel général des houzards s’engage en 1791 dans les volontaires de la Côte d’or. Déjà sa folle témérité lui vaut le surnom de "Junot la tempête". JunotSergent au siège de Toulon, sa bravoure le fait remarquer de Bonaparte qui le prend comme aide de camp. Dès lors il sera de tous les combats. En Italie, à Lonato, Dezenzano, Castiglione, en Egypte à Ramanieh, aux Pyramides, à Chebreisse, à Saint Jean d’Acre. Il est alors colonel. Il est le plus intrépide dans ces combats mémorables et les bulletins de victoire disent tous sa vaillance. Le 6 avril 1799, à la tête de deux cents fantassins et de cent cinquante cavaliers, il arrête une armée turque de renfort de vingt-cinq mille hommes. La bataille, commencée à deux heures du matin dure jusqu’à trois heures de l’après-midi ! Junot résiste à dix-huit charges de cavalerie et, tout en combattant, se replie lentement et en bon ordre de deux lieues. Le premier Consul ordonnera plus tard l’exécution d’un tableau pour célébrer ce fait d’armes. Une esquisse sera faite par Gros qui malheureusement n’achèvera pas le tableau. L’armée entière acclame Junot lorsqu’après le 18 brumaire, Bonaparte lui confie le commandement de Paris. Général de division en 1801, il est en 1804 à l’armée d’Angleterre et l’année suivante ambassadeur au Portugal. A Austerlitz, il est parmi les héros de la journée, et en 1807 l’empereur le met à la tête de l’armée de Portugal. Il s’empare du royaume, gouverne le pays et, jusqu’en 1808, soutient contre les anglais, les espagnols et les portugais de très durs combats. Après la convention de Cintra, il est en semi disgrâce jusqu’en 1810, époque à laquelle, commandant en Espagne le 8ème corps, il livre la bataille d’Astorga et combat à Valladolid puis à Salamanque. Le 19 janvier 1811, il enlève Rio Mayor en une demi heure malgré une résistance acharnée et disperse l’ennemi, mais pendant l’action, une balle le blesse grièvement à la tête ; refusant de s’arrêter, il continue la poursuite des anglais et ne descend de cheval qu’après la victoire définitive. En 1812, il part pour la campagne de Russie. Après la prise de Moscou, Napoléon lui confie le gouvernement des provinces Illyriennes. Junot finit ici sa carrière. Atteint de folie, il est ramené en France où le 29 juillet 1813, il se jette par la fenêtre et se tue.